L’autre jour, je me suis mise devant la télé. Il devait être 10h environ. Je ne regarde jamais la télé le matin. Soit parce que je suis au boulot, soit parce que j’ai autre chose à faire. Mais ce matin là, j’avais … Lire la suite
L’autre jour, je me suis mise devant la télé. Il devait être 10h environ. Je ne regarde jamais la télé le matin. Soit parce que je suis au boulot, soit parce que j’ai autre chose à faire. Mais ce matin là, j’avais … Lire la suite
Je me suis levée à 7h. Je suis allée directement dans la cuisine me préparer un cappucino à la vanille. J’ai allumé la lumière et je suis tombée sur mon gros tout nu. Pas mon mari. Mon gros tout nu, … Lire la suite

A la campagne, on cueille, on prend le temps, on déguste le silence...
Rhoooo, ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit et je m’en excuse. Mais bon, c’est l’été, il fait chaud, on est tout moites, on pense à l’envers voire on ne pense pas du tout, la blogosphère est en suspend… Ouai c’est pas des très bonnes excuses… En fait, il y a deux semaines, j’étais dans ma famille en Isère. Dépaysement garanti ! Et surtout… pas de bruit. C’est ce qui m’a le plus marqué. Malgré mes adorables neveux qui se disputent (“Rends moi mon zouet ou ze le dis à maman ! T’as compris caca pourri ?”), le silence est d’une qualité rare à la campagne. On prend un bouquin, on s’allonge sur l’herbe et quand on en a marre de lire, on écoute. On écoute le silence qui n’est pas le même qu’à Paris.
Je me rends compte que depuis que j’y vis (ou tout près), je ne sais plus ce qu’est le vrai silence. Je me contente très bien du peu de bruit que je peux obtenir la nuit, quand peu de voitures circulent, quand les enfants dorment, quand les lampadaires et les étoiles s’allument…
Le hic, c’est que j’habite au premier étage dans un appartement donnant sur rue… Lire la suite

Mémoire de poisson rouge
Que je suis tête en l’air ! Je vous avais préparé un petit billet pour vous dire que je partais quelques jours, un peu plus dans le sud mais pas tout à fait… Dans la région Rhône-Alpes pour être précise. J’étais persuadée de l’avoir posté mais en fait… non ! J’ai vraiment une mémoire de poisson rouge et j’ai l’impression que c’est de pire en pire avec le temps !
Du coup, cela me fait un sujet pour mon prochain article… Un florilège de mes plus belles gaffes ! En attendant, voici mon billet, plus vraiment d’actualité mais je vais pas le laisser tout seul dans les archives de WordPress, ce serait dommage !
Cher Tous,
Aujourd’hui je pars pour un week-end prolongé, c’est mieux que rien ! Suffisant pour changer d’air et se changer les idées. Direction Bourg-en-Bresse puis Lyon.
Je m’acharne sur le site de Météo France depuis 3 jours mais rien à faire, le soleil s’est fait la malle sans laisser d’adresse. J’aimerai bien en trouver un autre pour remplacer celui qui s’est lâchement tiré sans plus de commentaire. Mais apparemment, il n’y en a plus sur le marché, c’était un exemplaire unique au profil plus que parfait pour ce type de situation.
Je suis vraiment triste qu’il soit parti, paf comme ça, sur un coup de tête. Comme une bulle de savon qui brille de
mille feux puis éclate en plein vol.
Il travaillait bien pourtant, tout le monde l’aimait, il avait fait de gros efforts ces derniers temps… Remarquez, il en faisait peut être trop… Du coup, nous on se plaignait et il a du en avoir marre. Ben oui, au bout d’un moment c’est agaçant toutes ces réflexions. On râle quand il est absent mais on râle encore plus quand il est bien présent et qu’il est à fond. Entre les jambes qui gonflent, la transpiration, la chaleur qui empêche de dormir la nuit, les rails des RER qui se dilatent…etc… C’était pas évident à gérer tous ces changements d’un coup.
Mais maintenant qu’il est parti on ressent un grand vide dans notre coeur. Il nous manque. Il est parti en plein mois de Juillet alors que c’est à cette période qu’on en a le plus besoin. Qui va donner un joli teint halé à notre peau ? Qui va nous donner le moral le lundi matin alors qu’on ne rêve que d’une chose : rester sous la couette ? Qui va nous réveiller en douceur le matin en perçant délicatement à travers les volets ? Qui va nous donner envie de mettre les jolies robes qu’on a acheté en soldes, de faire des promenades romantiques aux Jardins du Luxembourg, des piques-niques improvisés en bord de Seine, des parties de ping-pong dans les squares et de refaire le monde en terrasse autour d’un petit verre? Mais qui, dites-le moiiiiiiii !!!!

"Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics..."
Tout ça pour dire qu’il me manque et que j’ai hâte de le retrouver. S’il te plait reviens, si j’ai pu faire ou dire quelque chose qui t’a déplu je m’en excuse. Mais je t’en supplie, ne gâche pas mes quelques jours de repos. Merci bien !

Ce matin j’ai fait une drôle de rencontre !
Il est 5h dans le quartier Saint Lazare et je me hâte pour rejoindre le RER A dont l’entrée est située sur le Boulevard Haussman (oui je me hâte, vous vous rappelez l’histoire de la fourchette ?). L’ipod dans les oreilles, les mains enfoncées dans ma veste, la moitié du visage caché derrière mon foulard fétiche quand tout à coup… Naaaaan, mais qu’est-ce que c’est que ce délire ! Je me frotte les yeux au cas où je me sois transportée sans m’en rendre compte dans un univers parallèle peuplé de….
Ce matin j’avais un rdv Porte de saint Cloud. En sortant, vers 11h, je me dis que j’irais bien faire une petite virée shopping avant de commencer le boulot à 14h ! Au lieu de prendre le métro comme je le fais tout le temps, je me suis accordée un petit plaisir, une petite folie… J’ai pris le bus ! Parce qu’en bonne parisienne que je suis, je ne prends que très rarement le bus… question d’habitude je pense. J’ai le reflex « souterrain » alors le reflex «surface » est bien plus agréable.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Je saute dans le premier bus venu en me disant que de toute façon il me rapprochera forcément de mon point de chute à savoir, Saint Lazare.
Et j’ai eu bon nez ! Je me trouvais dans le bus 22 qui relie Porte de Saint Cloud à l’Opéra en passant par… Saint Lazare ! Elle est pas belle la vie ?
Les parisiens ne sont pas ceux que vous croyiez !
On a coutume de dire que les parisiens sont des snobs, qui font toujours la gueule et qui sont désagréables. Ils vous marchent sur le pieds mais ne prennent pas la peine de s’excuser. Ils considèrent la province comme un état lointain où les portables ne passent pas. Ils font une tête de six pieds de long dans la rue comme s’ils allaient au bagne et n’ont jamais le temps de vous renseigner si vous êtes paumé au beau milieu de la capitale. Bref, les parisiens n’ont pas bonne réputation !
J’aime observer les vieux. Rien de péjoratif dans ce terme. Au contraire. Il y a dedans beaucoup d’affection et de tendresse. Contrairement au « troisième âge », aux « personnes âgées » ou encore aux «seniors» tellement impersonnel. Un petit vieux ou une petite vieille ça peut être très agaçant, certes, mais ça peut être aussi franchement émouvant.
Lorsque je grimpe dans mon train de banlieue, je choisis toujours une place juste en face d’une petite vieille. Je préfère leur compagnie à celle de jeunes rebelles qui écoutent leur ipod à fond et qui parlent fort sans se soucier des gens qui sont autour.
La petite vielle qui était en face de moi ce matin était très belle. Des cheveux blancs parfaitement permanentés et bien en place grâce à une bonne dose de laque Elnett. Des petites rides au coin des yeux derrière une paire de grosses lunettes sans monture. Un rouge à lèvre rose fushia appliqué avec soin Un foulard à grosses fleurs noué autour du cou, une veste matelassé vert sapin et de jolis mocassins bleu marine. De suite, mon imagination se met en route ! Cette belle femme est une grand-mère poule, elle rend visite à ses enfants tous les week-end et adore regarder le journal de David Pujadas.
Chaque fois que je m’installe près d’eux je leur fais mon plus beau sourire. Un sourire de gratitude, comme si je les remerciais d’avoir pris ce train et pas un autre, d’être montés dans cette voiture et pas une autre et ainsi me permettre de les regarder et d’écouter leurs conversations. Et ce sourire ne me quitte pas de tout le trajet. Je les observe faire leurs mots croisés avec beaucoup de concentration, lire un roman avec passion ou discuter de la pluie et du beau temps. L’autre jour, la conversation de trois vieilles dames était tout à fait instructive. Elles parlaient de leur ville, Asnieres-sur-Seine, avec grand intérêt et force détails : elles se rappelaient du boucher de la rue Gallieni et du moelleux de sa pièce de bœuf. Et puis de l’épicier qui avait pignon sur rue dans les années 50 sur la Grande rue Charles de Gaulle et dont la femme était partie avec le facteur. Je ne ratais aucune miette de chaque anecdote qu’elles ponctuaient d’un « les temps ont bien changé » chargé de nostalgie.
Les petits vieux ce sont notre mémoire. Quand je les croise je pense à ma grand-mère maternelle. Cette force de la nature qui n’a rien à voir avec les vieilles dames apprêtées que je croise à Paris. Mais il y aurait trop à dire sur elle, je le réserve pour un prochain billet. Elle en mérite un pour elle toute seule.
Et dire que de nos jours, on court après le temps. Ce temps qui est l’ennemi numéro 1 de notre société moderne. Ce voyou qui nous vole notre santé, notre beauté, notre jeunesse sans jamais se faire arrêter. Tout le monde a peur de vieillir, moi la première. Et pourtant… A bien y réfléchir, on ne se rend pas compte de la chance qu’on a.
Certaines personnes auraient donné n’importe quoi pour voir les premiers signes du temps s’installer doucement sur leur corps. Des rides aux coins des yeux, une peau moins élastique, quelques tâches brunes sur les mains et le décolleté, des racines blanches au sommet du crâne, des articulations un peu douloureuses, une vue qui s’affaiblit… Toutes ses manifestations de vieillesse que l’on trouve disgracieuses, que l’on tente de cacher à coup de crèmes miracles, de laser, de chirurgie, de coloration, d’injection… et que j’aurais adoré scruter sur Elle en souriant, comme je le fais à ces inconnues. Et la rassurer en lui disant que les femmes sont de plus en plus belles avec le temps. Elle la première.