Théâtre : Les trompettes de la mort

 

trompettesMardi soir, Isa Jones est allée au théâtre avec sa copine blogueuse Bulles d’Infos. Je ne vais pas assez souvent au théâtre alors que j’aime ça. J’aime le velours rouge des rideaux, les trois coups, les applaudissements, l’émotion des acteurs, les rires des spectateurs… Bref, le théâtre c’est mon dada ! 

Rendez-vous est donc pris avec Miss Bulles devant le théâtre 1h avant le début de la pièce pour que nous ayons le temps de papoter devant un verre. Nous avons jeté notre dévolu sur un petit bar Rue des Dames, juste derrière le théâtre (ou devrais-je dire “nous avons été poussées par le froid dans le premier bar du coin…”), convivial certes mais pas recommandé si l’on veut discuter tranquillement… ou alors il faut prévoir un mégaphone, à vous de voir. Mais concentrons-nous sur la pièce, sur ces délicieuses Trompettes de la mort, cuisinées aux petits oignons avec autant d’amour que de haine…

L’histoire c’est celle d’Annick, une femme seule, coincée dans ces habitudes de vieille fille bretonne, qui loue un F1 dans le quartier chinois de Paris. Tout est démodé chez elle : sa déco, sa musique, ses vêtements, sa coiffure… Tout.

Et puis elle reçoit chez elle la visite d’Henriette, une amie d’enfance qui n’en est pas vraiment une. Tout son contraire en apparence : elle rêve de cinéma, elle porte une mini jupe en sky, elle est amoureuse d’un journaliste branché… Tout semble les opposer. Et puis Jean-François, le journaliste imbu de sa personne, débarque chez Annick. Celle-ci se sent vite de trop, mal à l’aise face à cet homme sûr de lui et hautain…. Et JF va la mettre à nue. Il lit ses lettres, mange ce qu’il y a dans son frigo, fouille dans ses petites culottes. Il viole son intimité comme si de rien était, comme si tout était permis. Parfois les gestes, les attitudes, les regards des autres peuvent avoir des conséquences dramatiques… 

La pièce est intense mais courte. J’aurais aimé quelques minutes encore pour passer plus de temps avec les personnages. Mieux les cerner. C’est avec le recul que l’on apprécie cette pièce, les dialogues incisifs qui n’en ont pas l’air, les conséquences de certains actes gauches et malpropres. Une belle pièce qui donne à réfléchir et à faire plus attention aux gens qui nous entourent. Et qui nous apprend avec justesse que les plus grandes souffrances sont muettes.

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à lire la critique de Culture sur le Zinc qui a cerné tout l’enjeu et les non-dits de cette pièce avec justesse et finesse.

 

Infos pratiques :

Les Trompettes de la Mort
Theatre Petit Hebertot 
78 bis boulevard des Batignolles – Paris 17ème  
Métro Rome ou Villier

Jusqu’au 12 octobre… Vite, vite, vite !!!

Tarifs :  22 euros – 15 euros (tarif réduit) , 10 euros (- 26 ans le mardi, mercredi, jeudi)

Renseignements : 01 43 87 23 23

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s